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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 16:07

Connais-tu l’histoire de cette goutte de pluie qui coule sur tes joues et qu’on appelle amour. Il y fort longtemps vivait sur un glacier une goutte de pluie. Quand était-elle née? Qui lui avait donné vie? Je ne sais pas. On m’a seulement dit qu'elle vivait là sur ce glacier. Certains disent qu’elle serait venue de l’espace, voyageant sur la queue d’une comète, aurait vu une terre bleue,  et qu’elle aurait désiré connaître cette étrange planète. Sitôt dit, sitôt fait là voilà franchissant  en un éclair, l’espace de la nuit, pour atterrir de jour sur ce glacier où de nombreuses sœurs semblables à elle avaient eu le même désir. Elle ne regretta pas d’avoir fait ce souhait car la vie sur ce glacier était d’une douceur plus douce encore que l'espace d’où elle venait. Je ne sais pas combien de temps elle savoura cette vie jusqu’au jour où une force l’appela. Au début cela lui parut fort étrange, tel ce soleil orange qu’elle n’avait pas ressentit quand  elle traversait l’espace  sans trop savoir pourquoi.  C’était une étrange sensation qui l’attirait vers le haut, vers le bas, qui accélère comme une fusée avec cette étrange phénomène d’aller sur le chemin à la vitesse de l’escargot. Et ce soleil qui lui disait, détache toi mon ange, pour toi je serais toujours là et si je disparais la nuit c’est pour mieux t’aimer le jour. N’ai pas peur mon amour, c’est moi qui t’ai donné le jour, bleue la rose celle qui t’a porté jusqu’ici. Va où les anges se mélangent. Un matin de grand soleil elle se laissa aller, ressentit une chaleur jusqu’ici inconnue, chaude dans son cœur, nue sur la glace, elle se laissa glisser. Plus elle glissait, plus son cœur se réchauffait, plus cette force l’envahissait. Ce fut d’abord comme un ruissellement frais et chaud à la fois où chaque petit caillou était comme un baiser. Un vertige dessinait sur sa peau, suivant son plaisir, les constellations que formaient ses grains de beauté.  Puis, elle eut comme ce sentiment d’être rivière, comme si un poisson frétillait en elle et caressait sa peau d’une rive à l’autre. Il plongeait hors d’elle pour revenir plus vif encore, puis se laissait emporter par le courant, doucement, et reprenait sa course s’aidant de ce gouvernail que lui avait offert la nature. D’un ruissellement, d’une rivière, vint un courant fort qui l’emportait avec la force d’un torrent. Elle se rappela qu’elle était née de la lumière, la galaxie qui l’avait mis au monde, cette terre où elle était venue se fondre, cette force qui lui avait donné vie, cette vie qui l’envahissait maintenant et lui donnait enfin ce sentiment d’être en son coeur une goutte de pluie.

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